Un patrimoine varié et de qualité dont deux éléments sont inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques, l’un classé en 1907, l’autre en voie de l’être.
Depuis 1983, l’association « TETEA de Durance-Luberon » participe à la sauvegarde et à la mise en valeur de l’ensemble du patrimoine tullésain. La Municipalité, quant à elle, consciente de l’intérêt de le préserver au bénéfice des générations futures, apporte les moyens nécessaires inscrits dans une programmation pluri annuelle. 

L’antiphonaire

La commune possède un antiphonaire-graduel. Ce recueil de chants religieux, classé Monument Historique le 4 avril 1907, est orné d’abondantes miniatures polychromes et de lettres dorées à l’or fin. Il fut offert en 1704 par l’Abbé Brémond, commendataire de la paroisse pour le compte de l’Abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Ce manuscrit de 200 pages en vélin, mesure 1 m de large pour 70 cm de hauteur, il pèse 15 kg.

La crypte-chapelle Sainte-Tulle

Situé au sud-est de la commune proche du ruisseau Chaffère, cet édifice remarquable, un des rares exemples de crypte rurale connue en Provence, est vraisemblablement le plus ancien de la commune encore en état. Il est doté d’une crypte semi-rupestre constituée de trois salles voutées en plein cintre. Sa construction est datée de la fin du XIe ou du début du XIIe. Des recherches documentaires et archéologiques, ainsi que des campagnes de fouille, débutées en 2005, ont permis de conclure à son inscription, le 23 février 2011, sur l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Une nouvelle campagne de fouille est prévue en 2012, elle permettra de compléter le dossier qui sera soumis à la Commission Nationale des Monuments Historiques afin de statuer sur son classement.

L’église Notre dame de Beauvoir

L’église est citée dès 1119 dans une bulle du pape Gélase II, elle appartenait alors à l’abbaye de Saint André de Villeneuve-lès-Avignon. Lors des guerres de religion, la nef s’effrondre en 1585. Elle est reconstruite dès 1587 en pierre de Mane, sur le modèle de l’église des Carmes à Manosque.

Placé au-dessus de la porte d’entrée, un grand clocher-arcade supporte trois cloches dont une est datée de 1603. Cette église est placée sous le vocable de Saint Blaise. Dans la nef, parmi les neuf tableaux et quatre statues, trois éléments retiennent l’attention : le buste reliquaire de sainte Tulle en bois peint doré daté du XVIIIe siècle, un reste de litre funéraire avec les armes de la famille seigneuriale de l’époque des Valbelle, et deux toiles de Maria Fidèle Patritti (1811-1867).

La chapelle des Pénitents

A l’issue de la peste de 1720, les notables avaient fait le vœu de faire une fois par an, en tenue blanche, pieds nus et la corde autour du cou, un pèlerinage à partir de cette chapelle jusqu’à la chapelle sainte Tulle.

Le Château

Pillé et incendié le dimanche 3 septembre 1792 alors qu’il appartenait au Sieur Jean-François Dalmas, dernier seigneur de Sainte-Tulle, le château du village a progressivement disparu. Seules quelques portions de ses remparts indiquent son emplacement dans le quartier Trécastels. Jean Vivoli, un artiste tullésain contemporain, l’a illustré en faisant appel à son imagination et à ses connaissances.

La tour de l’horloge

 

Construite au XVIe siècle, la tour de l’horloge, d’une hauteur de 13,5 m et d’une base de 4 m, possède un puits central de 12 m de profondeur. Un petit escalier intérieur en colimaçon permet l’accès au mécanisme et à la cloche. Le dernier mécanisme mécanique a été installé en 1892. Il fut déposé en 1990, puis exposé dans le hall d’entrée du théâtre Henri Fluchère. Depuis, une horloge électronique marque les heures.

Les fontaines et lavoirs

 

Les nombreuses sources situées à proximité et dans le village ont facilité la vie des tullésains depuis les temps les plus reculés. En 1609, le maître-maçon Lardeyret est chargé de construire les canalisations et bassins nécessaires à la vie des villageois, permettant notamment l’approvisionnement des fontaines de l’époque, dont celle appelée à devenir la Fontaine Ronde. Au XVIIe siècle, l’extension du village nécessite la construction de nouveaux équipements dont la Fontaine Basse et un pont sur le Chaffère. Dès 1858, la construction de plusieurs lavoirs est proposée par la Municipalité, elle obtient l’accord du Préfet en 1863. En 1864, les lavoirs de la Fontaine Basse prennent l’aspect que nous leur connaissons aujourd’hui.

Le patrimoine du XXe siècle

Construits entre 1928 et 1936, les équipements municipaux que sont la mairie, l’école primaire, le théâtre, la piscine et le parc municipal donnent à la commune l’image d’une modernité du début du XXe siècle qui n’a rien à envier à celle de maintenant.

 

Le patrimoine industriel

Plusieurs vestiges de la centrale de production électrique thermique construite en 1919 et de la centrale hydroélectrique qui la remplaça en 1922 sont toujours visibles sur le site de la centrale moderne construite en 1965. En revanche, les tours restées gravées dans la mémoire collective des tullésains ont disparu.

Retrouver toutes les infos sur Sainte-Tulle et son histoire sur le site de l'association TETEA Durance-Lubéron

 

 

 

 

 

 

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