Située au bord de la Durance, lieu propice à la vie, la commune de Sainte-Tulle possède de nombreux vestiges qui attestent une présence humaine sur le site à l’époque préhistorique puis à la période gallo-romaine. Le nom romain du village serait Bormonicum. A la fin de l’empire, apparait celui de Tétéa. Enfin, le culte porté à la sainte Tullia, sœur de Consorce et fille d’Eucher et de Galla, donnera au VIe siècle Sainte-Tulle.

Dès le XIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré et l’église paroissiale. Le fief est successivement détenu par les Villemus (XIIIe-XVe), puis par les Glandèves (XVIe), les Oraison (XVIe) et enfin par les Valbelle jusqu’à la révolution.

Le village est ravagé par la peste noire de 1348, puis par le passage répété de pillards. Il est repeuplé au XVe par Jean de Villemus qui y fait venir des Piémontais et des Savoyards. Pendant les guerres de religion, la bataille de Sainte-Tulle d’avril 1590 est particulièrement meurtrière avec plus de 500 victimes.

En 1609, les sources de Combe Loubière sont captées et leurs eaux acheminées au village jusqu’à la fontaine plus-haute par une canalisation de 2 kilomètres. En 1670, le grand chemin royal, venant de Marseille via Aix et allant vers le Dauphiné, est dévié par le village. En 1671, un grand logis (hôtel- restaurant) est construit.

L’épidémie de peste de 1720 partie de Marseille emporte en quelques semaines 426 tullésaines et tullésains (sur une population de 810 habitants). Le village s’en trouve isolé pendant plusieurs années et ses habitants y vivent en autarcie. Le 26 août 1743, une crue soudaine emporte le pont à deux arches sur le ruisseau Chaffère. A partir de 1750, le village renait grâce à la culture du mûrier, de l’olivier, de la vigne et du chanvre.

Durant la Révolution, en 1792, les terres communales des iscles de la Durance sont distribuées à tous les habitants et le dimanche 3 septembre de la même année le château seigneurial est incendié. Une société patriotique, affiliée au club des jacobins de Paris, est créée courant 1791. Durant trois années, la commune change de nom et porte celui de Tulle-les-Durance.

En 1851, la ville s’insurge contre le coup d’Etat de Napoléon III. 44 personnes sont passées en jugement et 17 d’entre elles condamnées à la déportation en Algérie.

Au XIXe, Sainte-Tulle joue un rôle prééminent dans le secteur de la sériculture : réalisation d’une magnanerie expérimentale, conduite sous la direction d’Eugène Robert de recherches scientifiques sur les maladies des vers à soie.

La construction d’une centrale de production électrique thermique en 1919, puis d’une centrale hydroélectrique en 1922 remplacée par une plus moderne en 1965, l’ouverture de l’Ecole des métiers EDF en 1958, ainsi que la mise en place du poste de commandes des barrages du Verdon et de la Durance en 1981, sont des dates importantes pour la vie du village.

L’excellence de sa politique en matière d’équipements tels que théâtre, écoles, mairie, installations sportives et touristiques lui vaut le prix du village moderne en 1931.

À l'occasion du bi centenaire de la Révolution Française, Jean Vivoli a crée une série d'aquarelles racontant la Révolution à Sainte-Tulle. Vous pourrez apprécier dans le document ci dessous la qualité de ses illustrations et les textes qui s'y rapportent.

Découvrez le livret "Sainte-Tulle en 1789"

 
Retrouver toutes les infos sur Sainte-Tulle et son histoire sur le site de l'association TETEA Durance-Lubéron

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